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 Une brume incéssante (PV Louis)

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Mer 20 Aoû - 14:21

«Accoutumons-nous à considérer la mort comme une forme de vie que nous ne comprenons pas encore. Apprenons à la voir du même œil que la naissance. Il est tout à fait raisonnable et légitime de se persuader que la tombe n'est pas plus redoutable que le berceau.»

• Entends-tu le bruit de ces pas, son si répétitif, annonciateur d'une arrivée ou d'un départ ? Arrive-t-elle ou s'en va-t-elle ? Les pas se rapprochent, à mesure que les sons s'intensifient. Oui, c'est une arrivée.

Une brune aux allures de fille à la fois sage, mais mystérieuse. Qu'importe, ne dit-on pas que l'habit ne fait pas le moine ? Sommes-nous l'image que nous renvoyons ? Lorsque, dans le miroir, son reflet apparaît, Est-ce vraiment elle ? Qui sommes nous ? Nous ne sommes rien. Rien sans le temps qui passe, passe, passe, et repasse.

Le temps lui avait prit des êtres chers. Ceux qui avaient veillés sur elle, ceux qui l'avait aimée. Ils s'étaient effacés, les uns après les autres, et un jour, April s'en irait elle aussi, elle le savait, parce qu'il en était ainsi, et qu'on ne changeait pas l'issue fatale de notre existence.

Le cimetière était un endroit macabre, que certains qualifieraient de glauque. Il était de taille moyenne, entouré d'une grille en métal noir, dont les extrémités s'étiraient vers le haut, comme des flèches menaçantes. A certains endroits, le métal était rouillé. Si l'on s'intéressait à l'enceinte en elle même, nous pourrions dire que ce n'était pas vraiment bien entretenu. L'herbe n'était pas tondue, des feuilles jonchaient le sol. Les pierres tombales étaient salies par le temps. On peinait souvent à déchiffrer le nom de la personne qui reposait là. L'endroit était décoré de fleurs fanées. Et le tout, hébergeait une brume mystérieuse, on ne voyait pas à dix pas devant soit.

La jeune fille arriva près de la grille, et ouvrit celle-ci en un grincement solitaire, seul source de bruit, d'un lieu abandonné et silencieux.
April prit soin de refermer la grille derrière elle, et s'enfonça dans les allées du cimetière. Elle n'avait pas peur de cet endroit, mais elle ressentait un certain malaise. Une sensation d'oppression. Elle cherchait une tombe en particulier. Un bouquet de 13 roses, couleur pêche dans les mains.
Une petite attention qui toucherait la personne à qui elles étaient destinées. Du moins, si elle le saurait, rien n'était moins sur...
April tourna sur sa droite, en observant attentivement les noms gravés sur le marbre, ou sur la pierre. Elle entendit un fracas et sursauta. Elle venait de marcher sur un pot. Si vieux, qu'il s'était brisé. Le bruit avait effrayé des corbeaux, qui prirent leur envol. April soupira et reprit ses recherches. Elle ne comprenait pas pourquoi en ce lieu elle se sentait aussi vulnérable, elle qui d'habitude, n'avait peur de rien.
Tout au bout de l'allée, se dressait une tombe en marbre blanc. April avança et pu distinguer le nom inscrit sur la pierre tombale.


Juliette Evan's.



April dut réprimer un sanglot tandis qu'elle s'abaissait pour déposer le bouquet, délicatement.
Puis, les larmes coulèrent d'elle-même, si bien que la jeune fille cessa de se retenir. Elle ne s'autorisait que rarement à pleurer, à laisser ses sentiments s'exprimer ouvertement, mais après tout, qui la surprendrait ici, là où personne ne venait jamais ?
April leva une main tremblante et frôla l'inscription gravée sur la pierre froide.

- Je t'aime, tu me manques, Maman... Murmura-t-elle tout bas.

Elle vint placer ses mains sur ses yeux, et se laissa tomber sur le sol, elle était à présent assise en tailleur.
Elle pleurait et sentait le maquillage couler sur ses joues, heureusement, elle en avait mis très peu, servit par sa beauté naturelle.

Soudain, April entendit la grille s'ouvrir, la brume l'empêchait de distinguer le nouvel arrivant, ce qui rendait la situation effrayante, voire dangereuse.
Elle se releva, passa ses mains sur son jean pour enlever les traces de terre, et essuya ses larmes. Difficile de deviner que quelques instants plus tôt, elle pleurait.
April s'éclaircit la voie, avant de demander avec assurance.

- Qui est là ? Montrez- vous !
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Mer 20 Aoû - 17:45
Tout de gris vêtus, Louis ressortit de chez lui en souriant. Il finit de fermer les boutons de sa chemise gris perle, puis remit correctement sa veste -grise elle aussi-. Il ne s'était pas coupé les cheveux, du moins pas encore. Il s'étira longuement, les bras levés vers le ciel, puis se mit à marcher. Il ne savait pas vraiment où il allait ; il visitait en quelques sortes ce coin de Chicago. Il n'y avait, auparavant, jamais mit les pieds. Normal, en même temps, c'était un fraternel, à l'époque. Il restait donc dans son siège, s'amusant avec ses anciens camarades. Mais maintenant, tout ça était derrière lui. Louis était un Altruiste. Il devait oublier ça ; le sentiment d'avoir abandonné tout ses amis, ses camarades, et d'avoir laissé sa famille.

Les yeux rivés vers le sol, le jeune homme détaillait chaque petite fissure, et sautait au dessus de temps en temps, en souriant comme un enfant. Une question traversa son esprit ; pourquoi y avait-il autant de fissures ? Il n'en avait aucune idée. Il avait du en entendre parler, mais il ne retenait pas souvent les informations dans le genre. Surement un tremblement de terre, ou quelque chose comme ça.

Il devait être arrivé vers le centre de la Ville, car d'un coup, les chemins étaient refaits. Il releva la tête, et fut surpris du nombre de personne. Il passait inaperçu, dans tout ce monde. Il prit un chemin au hasard, et se remit à marcher. Peu à peu, les gens se dispersaient, jusqu'à ce que Louis se retrouve de nouveau seul. Un grincement lui fit légèrement froncer les sourcils. En regardant sur le côté, il aperçut un cimetière. La porte était déjà refermée, et il ne voyait pas grand chose dedans : il y avait vraiment trop de brume. Il poussa donc la porte, et la referma ensuite. Une voix s'éleva, lui demandant qui il était. Il s'approcha jusqu'à pouvoir discerner la jeune femme qui avait dit ça. Il lui fit un petit sourire, en disant d'une voix rassurante.

- Excusez moi... Je voulais juste voir si quelqu'un avait besoin d'aide, ici. Je m'appelle Louis.

Il inclina légèrement la tête, en signe de bonjour, puis la releva pour la regarder. Au vue de sa tenue, c'était une sincère. Louis se dit qu'il n'aurait jamais pu être Sincère : il aimait garder au moins une petite partie de ses secrets. Il pouvait en dévoiler certains, mais pas tous. C'était ainsi.
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Mer 20 Aoû - 18:21
• April attendait la réponse de l'individu qui venait de pénétrer dans le cimetière. Elle entendit des bruits de pas, assez rapides, s'approcher d'elle. Instinctivement, elle recula de quelques pas, à mesure que l'inconnu arrivait à sa porté.
Bientôt, son ombre se dessina dans la brume, April l'analysa. Cela devait être un garçon, il faisait environ 1m80, de carrure moyenne, il n'avait pas l'air très baraqué. Si elle devait se défendre contre lui, seul sa taille pourrait jouer en la faveur de l'inconnu. Ses cheveux n'étaient pas coupés très courts, ils paraissaient mêmes plutôt longs pour un garçon. Il devait probablement s'agir d'un fraternel.
Quand il fut plus proche d'elle, April put détailler son habillement. Il était tout de gris vêtu, la couleur des altruistes. Il arborait une veste grise, ainsi qu'une chemise de la même couleur. Une couleur insignifiante, sans la moindre audace, la moindre personnalité. Une couleur qui vous rendait transparent. Une couleur d'Altruiste.
April se détendit, elle n'avait rien à craindre des membres de cette faction. Ils étaient au service des autres, entendez par là qu'ils leurs venaient en aide, en faisant systématiquement passer les besoins d'autrui avant les leurs. Ce qui était hors de la portée de la sincère, qui était plutôt égoïste. Elle avait du mal à comprendre les altruistes, à ses yeux, ces personnes avaient une bonté d'âme dont ils ne pouvaient qu'être fières... Mais bon sang, on n'avait qu'une vie ! Alors la passer à ne pas veiller à son propre plaisir... Non merci !
Le jeune homme s'approchait toujours, si bien qu'à présent, April le distinguait parfaitement. Elle voulait qu'il s'arête, la proximité des inconnus la mettait mal à l'aise.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, le jeune homme s'arrêta et lui sourit. Un sourire qui se voulait rassurant.
April fut agacé que le jeune homme pense devoir la rassurer, comme si elle était une petite fille fragile, mais elle n'en montra rien.
Puis, sa voix vint à nouveau briser le silence, quasi religieux, qui régnait en maître en ce lieu solennel.

- Excusez moi... Je voulais juste voir si quelqu'un avait besoin d'aide, ici. Je m'appelle Louis.


April se demanda dans un premier temps pourquoi le jeune s'excusait. Elle trouva rapidement la réponse, il pensait l'avoir effrayée. Même si on n'était pas bien loin de la vérité (bien que le sentiment qui avait animé April fut de la méfiance, plus que de l'effroi), cela agaçait la jeune fille, qui voulait donner une image de fille forte, et non d'un enfant qu'on devait ménager.
Puis, le jeune homme, qui s'appelait Louis, inclina la tête, à la manière des altruistes, pour, semblait-il, la saluer.
April, esquissa un sourire, quelque peu crispé, et s'en voulut aussitôt de laisser ainsi transparaître ses émotions, elle n'aimait pas que l'on devine ses pensées et ses ressentis, et voilà qu'elle venait de témoigner un peu d'agacement, ou de méfiance, tout dépendrait de l'interprétation de Louis ( si bien sur, il y faisait attention, ce qui n'était pas sur. Peu de gens décryptaient chaque fait et geste des autres).
Puis, elle se demanda quoi répondre au jeune homme. Elle remarqua que son regard filait sur son corps, plus exactement sur ses vêtements, un moyen qu'elle même venait d'utiliser, pour en apprendre plus sur son interlocuteur, et pour, notamment connaître sa faction.

- Je m'appelle April.


Inutile d'en dire plus, ou moins. C'était une réponse brève, mais la jeune fille ne comptait pas dire plus que ce qu'on attendait d'elle, elle avait beau être une sincère, elle n'aimait pas en dire trop, elle n'était pas forcément bavarde au premier abord. Et puis elle n'aimait pas parler pour ne rien dire.
Son regard s'attarda à nouveau sur la coupe de cheveux du jeune homme, et malgré elle, April ne put s'empêcher d'ajouter :


- Tu n'as pas la coupe des altruistes, mais plutôt celle des fraternels. Je suppose que tu as récemment transféré. Je me trompe ?


Son ton n'était ni chaleureux, ni froid, il était neutre. Elle tutoyait la personne Sans doute parce que Louis n'était pas vieux. Les jeunes ne se vouvoyaient pas souvent entre eux, mais bon, les altruistes étaient différents. Et puis, si April n'avait pas hérité grand chose des sincères, elle parlait sans gêne, et ne prenait que rarement la peine de formuler de belles phrases, avec un vocabulaire recherché. Elle laissait les mots s'aligner comme ils venaient. Et tant pis si l'altruiste en était offensé ou choqué. De toute façon, elle en doutait.
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Mer 20 Aoû - 18:45
Louis fut presque gêné quand il remarqua que le regard de l'inconnue le détailla, partant de sa tête pour arriver jusqu'à ses pieds. Mais il ne montra pas la légère gêne qui le parcourait, se contentant de se demander ce qu'elle allait répondre. Peut être allait-elle lui dire quelque chose sur son apparence, ou lui dire directement ce qu'elle pensait, mais Louis ne pourrait pas lui en vouloir : c'était une Sincère, et c'est dans sa nature de dire la vérité, et donc, de dire également ce qu'elle pensait.

Peu après qu'il est parlé, la jeune femme en face de lui semblait réfléchir. Perdue dans ses pensées. La curiosité venait de pointer le bout de son nez ; a quoi pouvait-elle bien penser ? Peut être se connaissaient-ils ? Louis la regarda une seconde fois. Non, elle ne lui disait rien.

Il pinça légèrement les lèvres quand elle lui rendit son sourire, qui semblait forcé. Elle avait agacée. Est-ce que la présence de Louis la gênait ? Encore une fois, le jeune homme réfléchissait trop. Il se posait beaucoup trop de questions, comme à son habitude.

April. Elle s'appelait donc April. Ça ne lui disait rien. C'était sûr, maintenant, ils ne se connaissaient pas. Louis ne retenait pas grand chose, mais les prénoms, si.

Il fut étonné de sa réponse. Il ne connaissait pas de Sincère, mais il avait entendu qu'ils étaient relativement bavards : ce n'était pas le cas d'April. Peut être qu'elle, elle savait tenir sa langue quand il le fallait. Il remarqua qu'une fois de plus, son regard s'attardait sur lui. Il cligna des yeux, surpris. Il ressemblait tant que ça à un Fraternel ?

- Exact. April, donc. Tu as besoin d'aide ?

Louis regarda rapidement la tombe derrière la jeune femme, avant de la regarder dans les yeux. Louis ne s'était pas attardé sur lui ; il prenait déjà son rôle à coeur, et ne devait pratiquement pas parler de lui, il devait s'oublier.

Il avait pour habitude, depuis qu'il était petit, de vouvoyer les gens. Mais April semblait être du même âge que lui, alors ... Il pourrait la vexer en la vouvoyant, faisant croire qu'elle paraissait vieille. Il ne voulait pas l'énerver.
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Mer 20 Aoû - 19:26
• April savait déjà ce que Louis allait lui répondre, il ne pouvait être qu'un transfert natif des fraternels. Il ne pouvait s'empêcher de sourire régulièrement, et puis, de toute façon, sa coupe de cheveux l'avait trahi. La jeune fille, comme à son habitude, très sure d'elle ne pensait même pas qu'elle ai pu se tromper. Elle avait par le passé, déjà eu à  faire à des fraternels, notamment au lycée, ou dans des fêtes, ou elle était restée majoritairement avec des fraternels ou des audacieux, qui ne se prenaient pas la tête. Enfin, si. Les fraternels cherchaient avant tout à éviter les conflits, et pour ce faire, ils cachaient la vérité quand cela leur paraissaient nécessaire. Ce que, malgré elle, April comprenait aisément. Malheureusement, le comportement des fraternels se rapprochaient parfois de l'hypocrisie, ce que condamnaient formellement les sincères, et April, par la même occasion. Oui, elle n'aimait pas parler pour ne rien dire, mais elle n'en était pas moins franche. Et faire la conversation avec des gens qui l'exaspéraient, hors de question. Et puis, de manière générale, quand quelque chose déplaisait à la jeune femme, elle le disait haut et fort, et n'était pas de celles qui faisaient semblant d'aimer, si elle n'aimait pas.
Lorsque Louis ouvrit la bouche dans le but de confirmer son hypothèse, April ne put réprimer un sourire, elle adorait avoir raison.
Puis, l'altruiste lui demanda s'il avait besoin d'aide. April jugea cette question de tout bonnement idiote. Avait-elle l'air d'avoir besoin d'aide ? Le comportement des altruistes avait tendance à l'irriter. Se croyaient-ils indispensables ?  Comme si on ne pouvait pas survivre sans leur aide. Malgré son agacement, April comprenait que le jeune homme devait se plier aux règles de sa faction, et que par conséquent, il était de son devoir de proposer son aide, ainsi, elle répondit poliment.

- Non, je n'ai pas besoin d'aide. Merci.

La  jeune fille vit le regard du jeune homme dériver sur la tombe de sa mère, avant de revenir se planter sur ses yeux marrons.
Elle appréhendait qu'il  lui parle de sa mère, mais son appréhension disparut rapidement. Entant que personne qui pensait aux autres, il aurait le bon sens de ne pas aborder un sujet tel que celui-ci. Mais, pour être sure de ne pas aborder ce sujet délicat, la jeune femme décida de frapper fort.
Une vague de défie illumina le regard d'April, elle voulait tester son interlocuteur, afin d'en apprendre plus sur les altruistes, et comprendre leur motivation à avoir une vie aussi peu exaltante.


- Dit moi, entant que transfert natif des fraternels, la transition entre ton ancienne faction et ta faction adoptive n'est-elle pas un peu difficile ? Soyons francs, je t'ai vue détailler mes vêtements. Tu sais donc d'où je viens, alors je vais être des plus directes. Pourquoi avoir abandonné une vie pleine de fêtes, de joies, une vie où tu penses avant tout à ton bonheur, et où tu tentes de préserver la paix ; pour une vie où tu n'existes plus, une vie ou tu fais systématiquement passer les autres avant toi, n'est ce pas quelque peu... Ridicule ? Tu n'as pas peur de t'ennuyer, et de regretter ton choix par la suite ?  


April sourit au jeune homme, afin qu'il ne se sente pas agressé par ses propos. La jeune fille n'avait pas voulut l'offenser, mais elle s'était toujours posée ce genre de questions à propos des altruistes. Quel bonheur pouvait-il y avoir dans ce genre de vie. Une vie plate, monotone... Le genre de vie qu'April fuyait, en voulant prochainement intégrer les audacieux.
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Jeu 21 Aoû - 0:57
Louis n'aimait pas l'arrogance, et les gens sûrs d'eux-même. Lui ne l'était pas. Il était incapable de se sentir meilleur que les autres, ou tout simplement, il n'avait pas confiance en lui. Mais c'était comme ça, c'était dans sa nature, alors il ne cherchait pas à comprendre pourquoi ci ou pourquoi ça. Louis se maudissait d'avoir un esprit aussi compliqué. Même lui s'y perdait et n'y comprenait rien. Il pouvait trouver la réponse à quelque chose, et ne pas se rappeler comment il l'avait trouvé. Il arrivait même qu'il oublie la réponse juste après. Il était relativement tête en l'air, et en pensant à ça, il se demanda s'il allait retrouver le chemin jusqu'à chez lui. Il allait surement trouver, au bout d'un moment, mais essaya de se rappeler le chemin, chose qu'il réussit tant bien que mal, perdu dans ses pensées.

La voix d'April le tira de ses rêveries, et il sourit en remarquant le ton poli de la jeune femme. Surement l'agaçait-il. Mais bon. Elle aurait quand même pu avoir besoin d'aide, et il était de son devoir de demander, ne serait-ce que par politesse.

- D'accord. De rien.

Il la regarda dans les yeux, un petit sourire aux lèvres. Quand elle déballa ce qu'elle avait à dire, Louis cligna des yeux. La lueur de défi dans les yeux d'April le fit sourire un peu plus, alors qu'il réfléchissait à sa question.

- Je me sentais... Mal quand je me disais que moi j'avais une maison confortable, de la nourriture quand j'en voulais, des habits propres, beaux et tout ça, et que dehors, des gens manquaient ne serait-ce que d'eau et de nourriture. Et puis la technologie, tout ça, je me sens mal à l'aise avec. La vie d'Altruiste est plus simple. Mais plus complexe.

Louis s'embrouillait dans ses explications, mais il ne savait pas comment expliquer ce qu'il ressentait. C'était compliqué. Mais il avait eu le choix entre Fraternel et Altruiste, et ses yeux s'étaient d'instinct posés sur la Coupelle des Altruistes. Ca avait été une évidence. Il ne pouvait pas l'expliquer, du moins pas mieux que ce qu'il venait de faire.
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Jeu 21 Aoû - 12:18
• April comprit en voyant le sourire du jeune homme face à son ton poli, qu'il avait comprit qu'elle n'aimait pas être traitée comme une personne en détresse. Logiquement, il ne la traiterait plus comme telle. Elle se détendit.
Tandis qu'elle parlait à jeune homme, elle observait ses réactions. Louis l'écoutait attentivement, afin, sans doute, de répondre le plus exactement possible à des questions, qui auraient pus être mal interprétées, mais qui, pour un altruiste (qui plus est, issu des fraternels) restaient des interrogations tout à fait acceptables.
Cependant, le jeune homme cligna plusieurs fois des yeux, à la fois surpris du changement de ton de son interlocutrice, mais quelque part, il semblait s'en amuser. Comme s'il trouvait cela plaisant. Son sourire, au départ timide, se dessinait à présent parfaitement sur le visage de Louis.
April ne devait pas lui paraître désagréable, en tout cas, il ne laissait paraître aucun agacement dans son comportement. De ce qu'April savait des fraternels, ils pouvaient se montrer assez hypocrites, et il en était de même pour les altruistes. Cependant, de son point de vu, l'hypocrisie avait une limite, qu'April savait déchiffrer, étant donné ses origines et son expérience. Elle avait beau détailler le jeune homme, aucune trace de mensonge ne transparaissait. Il était détendu, il pouvait le regarder droit dans les yeux sans problèmes... Oui, il semblait plus que sincère. En même temps, un altruiste digne de ce nom, réagirait exactement comme lui, quoique peut-être moins expressif... qui sait ?
Les yeux de la jeune fille revinrent se fixer sur ceux de Louis, alors qu'il entamait sa réponse. Son visage avait changé, il avait retrouvé son sérieux, son regard ne s'attardait plus sur les yeux d'April, mais se fixait sur qui l'entourait... Une expression que l'on prend lorsque l'on réfléchit... Ou qu'on est embarrassé.

- Je me sentais... Mal quand je me disais que moi j'avais une maison confortable, de la nourriture quand j'en voulais, des habits propres, beaux et tout ça, et que dehors, des gens manquaient ne serait-ce que d'eau et de nourriture. Et puis la technologie, tout ça, je me sens mal à l'aise avec. La vie d'Altruiste est plus simple. Mais plus complexe.


Louis peinait à trouver les mots justes, son explication en était donc un peu... Floue. Le jeune homme s'embrouillait dans sa réponse.
April haussa un sourcil. C'est là qu'elle sentait le fossé qui la séparait des altruistes. Ils étaient... bizarres, et vivaient à l'écart de la société... Comme s'ils n'avaient pas leur place parmi nous. Le truc, c'est qu'en aidant les autres, on ne leur rend pas forcément service... Non, elle ne pensait pas cela à cause de son égoïsme, il s'agissait d'autre chose. Prenez un animal sauvage, et domestiquez le. Et il ne sera plus capable de se débrouiller seul dans la nature. Alors que si le même animal n'avait pas été domestiqué, il s'en serait très bien sortit.
C'est ainsi qu'April voyait les choses. Trop aider les gens ne leur rendait pas service. Il fallait apprendre à se dépasser, à devenir plus résistant, plus débrouillard et plus fort. Les Sans-factions qui léchaient les bottes des Altruistes ne pouvaient pas se passer d'eux, les autres s'en sortaient très bien, et savaient se défendre. Ils n'étaient pas faibles.
April planta son regard dans les yeux de Louis, plus agressive qu'auparavant

- Et tu ne t'es jamais dis, que les autres n'avaient pas besoin de ton aide, et que tu ne leur rendait pas service en faisant tout à leur place ? Tu sais Louis, je comprend que l'idée d'être le grand sauveur de Chicago te plaise, mais sérieusement, certains devraient apprendre à vivre sans l'aide des autres.


Elle avait utilisé un ton qui ne suggérait pas qu'on pouvait la contredire, elle s'était à nouveau raidit. Si quelque chose avait condamné les Sans-factions, c'était les factions, et si quelqu'un pouvait y remédier, il ne pouvait s'agir que du gouvernement. Les actions des altruistes ne faisaient que soulager les plaies superficielles de ces gens, comme la faim, ou le froid. Mais qui s'occupait du fond du problème ?

Personne.
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Sam 23 Aoû - 1:07
Louis poussa un long soupir en détaillant une tombe du regard. Son regard glissait sur la mousse qui recouvrait la pierre, alors qu'il se perdait dans ses pensées. Dès qu'il se mettait à trop réfléchir, il ne pouvait pas s'expliquer. Mettre un mot sur l'énorme fouillis dans sa tête était presque impossible. Ou en tout cas, réussir à se faire comprendre était presque impossible. Alors ils n'expliquaient pas. Ou du moins rarement. Ou alors, il essayait juste.

Il essaya de distinguer le nom écrit sur la tombe, pas celle qu'April avait regardé, mais celle d'à côté, mais finit par abandonner en fixant la couche de poussière et de mousse qu'il y avait dessus. Il finit par relever la tête et planter ses yeux dans les siens, surpris de la voir soudainement un sourcil haussé, et un air étrange sur le visage.

Avait-il dit quelque chose de vexant ? Ou d'insultant ? Ou peut être avait-il juste dit quelque chose de déplacé ? Il repassa son mini-monologue dans sa tête, puis cligna des yeux. Rien ne lui semblait choquant. Alors pourquoi semblait-elle énervée ?

Son regard se posa une nouvelle fois sur les tombes. Il était relativement chanceux : seuls ses grands parents étaient morts, et il ne les avait pas connus, alors la peine avait été minime. Mais il avait décidé que chaque samedi, il irait changé les fleurs sur leurs tombes, et la nettoierait légèrement. Ce que font surement la plupart des personnes. Enfin.

Quand April reprit la parole, il la regarda, son sourire quittant lentement son visage. Il n'y avait jamais pensé. Il répondit avec hâte.

- Mais aider son prochain devrait être la priorité de chacun. Je ne pense en aucun cas être le sauveur de Chicago, si tu veux tout savoir. Même si on doit apprendre à se débrouiller, on a toujours besoin des autres, pour tout. Que tu le veuilles ou non, c'est comme ça. Si, par exemple, tu ... Glissais près d'un gouffre, et que tu tomberais. Tu ne te retiendrais que d'une main au rebord. Tu serais bien contente de voir quelqu'un te sauver la mise, non ?

Il n'y avait aucune agressivité dans sa voix. Mais il n'y avait pas de la joie, tout de même. Il trouvait le jugement d'April un peu hâtif. Il y avait une part de vérité, dans ce qu'elle disait, mais jamais Louis s'était dit qu'il était "le sauveur de Chicago". Il trouvait juste ça bien d'aider les gens. S'il pouvait les aider, pourquoi s'en priver ?
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Dim 24 Aoû - 21:46
Alors qu'elle parlait, April vit que Louis perdait peu à peu son sourire. Il faut dire que la jeune fille ne se montrait pas franchement tendre avec lui. Mais bon, on est pas chez les bisounours, et 'elle ne comptait pas se priver de donner son avis.

Louis sembla surprit, et cligna des yeux lorsque la jeune fille lui parla du sauveur de Chicago. Il est vrai que ce n'était pas forcément exact, et pas forcément juste, la faute à son franc parler.

April remarqua aussi que le regard de Louis se perdait sur les tombes derrières elle, comme s'il tentait de déchiffrer ce qui était gravé dans le marbre blanc ( plutôt gris à présent).

- Mais aider son prochain devrait être la priorité de chacun. Je ne pense en aucun cas être le sauveur de Chicago, si tu veux tout savoir. Même si on doit apprendre à se débrouiller, on a toujours besoin des autres, pour tout. Que tu le veuilles ou non, c'est comme ça. Si, par exemple, tu ... Glissais près d'un gouffre, et que tu tomberais. Tu ne te retiendrais que d'une main au rebord. Tu serais bien contente de voir quelqu'un te sauver la mise, non ?


April soupira, et son regard vint se planter dans celui du jeune homme, elle se rapprocha du jeune homme, pleine d'assurance.

- Comment peux tu prétendre connaître mes réactions face à une situation spécifique ? Je sais pas si tu es au courant, mais on ne se connaît pas, alors fais pas comme si tu savais tout. Et puis ce que tu dis est faut, on n'a pas toujours besoin des autres, on a besoin d'être indépendant, et d'être débrouillard. Et peut-être que je serais bien contente, mais premièrement il s'agit d'une situation extrême, et deuxièmement, ce serait la solution de dernier recours, parce que j'aurais tout essayée pour m'en sortir seule. Et par votre faute, les Sans-Factions ne font même plus cet effort. Vous devriez attendre qu'ils soient au bord du gouffre pour les aider, au lieu de tout leur servir comme ça.

April fut excédée en constatant que le regard de Louis se perdait sans cesse sur les tombes derrière elle, elle était sur le point de perdre son sang froid, lorsqu'elle déclara.

- Ca va je te gêne pas ? Tu te sens en plus de tout obligé de fouiller dans ma vie, sache une chose : ce que je viens faire ici ne te regarde pas, et j'ai autre chose à foutre que de perdre mon temps à te raconter ma vie comme si t'étais mon psy, j'ai passé l'âge d'être assistée.

Puis, elle se retourna et fit quelques pas en avant, en prenant de profondes inspirations, elle se trouvait à présent dos à son interlocuteur, attendant sa réponse.

PS:
 
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Sam 9 Mai - 16:09

ARCHIVAGE DES RPS


Ce sujet n'a pas reçu de message depuis PLUS d'un mois et malgré les relances, il n'y a eu aucune réponse, il est donc ARCHIVÉ.

RP ABANDONNÉ

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Une brume incéssante (PV Louis)

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